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HISTOIRES de VALLERAUGUE

Quelques faits au fil du temps sur la ville de Valleraugue

retour vers page d'accueil Le nom Origine de l'an 1000 à 1500 XVIIe XVIIIe XIXe XXe Source
Le nom de Valleraugue au fils du temps
1225
Castrum de Valarauga
1225
1228
Vallis Araugia
1228
1247
Vallarauga
1247
1249
Ecclesia de Valarauga
1249
1262
S. De Baralaugue
1262
1265
Ecclesia Vallis Raugue
1265
1309
Valarauga
1309
1314
Locus de Val-Eraugia
1314
1384
Bajulia Vallis Eraugia
1384
1435
Valeraugue
1435
1461
Sanctus Martinus Vallis Heraugia
1461
1582
Valaraugue
1582
1610
Saint Martin de Valleraugue
1610
1634
Château de Valleraugue
1634
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Origines Les Cévennes , habitées par les Ibères furent envahis vers l'an 160 de Rome par les Volques Arécomiques.
Les Phocéens firent commerce avec eux de pelleteries, de résine, de poudre d'or. Ils ouvrirent des routes, exploitèrent les mines, leur apprirent l'art de cultiver la terre, tailler la vigne, leur apportèrent l'olivier et lezur firent connaitre leurs dieux. Une ancienne tradition, rapportée par Deyron en 1656 dans son livre sur les anciens bâtiments deNimes dit que" quelques prestresses de la Gentilité de nismes faisaient tous les ans un voyage à la montagne appelée Hort de dieu parce qu'elle est pleine des plus grandes quantités et des plus salutaires simples de la terre. Ce voyage finissait par une solennelle prière qu'elles faisaient sur cette montagne, sans doute à Osiris qui, comme le soleil, est auteur de tout ce qui vit".
Plus tard les Romains construisirent la Voie domitienne pour transporter en Espagne leurs armées contre les Carthaginois; Annibal traversa les Cévennes et enfin Jules César vint réduire la révolte des Arécomiques:La légende prétend qu"ils passèrent par le col du Pas qui garde la trace des roues de leurs chars. Vinrent ensuite les Wisigoths, puis les Francs, puis les Sarrasins, chassés eux-mêmes en 759 par Pépin le Bref. Charlemagne érigea le Languedoc en royaume d' Aquitaine, Louis le Débonnaire établit un Marquisat de Gothie et Raymond Pons prit le titre de Prince de Gothie.
Au nombre de ses grands vassaux se trouvaient les Barons de Roquefeuil, qui lui étaient alliés et qui commandaient toute la région depuis Nant, St Jean du Bruel, Meyrueis, l' Espérou, Valleraugue et le Vigan, où ils avaient des châteaux et des Chevaliers, constituant une ligne de défense des riches plaines du Tarn et de la Garonne contre les Francs établis dans la Vallée Francisque.
Le château de l' Espérou était construit sur un éperon rocheux dominant la vallée de Valleraugue. Les eaux retenues par des barrages naturels ou artificiels formaient un lac au pied du château. Sur le sommet de l'éperon encore appelé Serre del Castel, on voyait,il y a quelques dizaines d'années, des traces d'une tour ronde et,parmi les éboulis on trouvait des fragments de grès taillé. Lorsque les Eaux-et-Forêts amorcèrent la route de Dhombres allant à Montals, on trouva, en déblayant, des jarres de terre cuite. La tradition veut qu'il y avait un siècle, on circulait sur ce lac avec des barques et l'on retrouve encore par places en creusant, de minces couches d'argile alternant avec un lit de vase formant le fond du lac.
Ce château existait encore au XVIIe siècle; en 1625, le duc de Rohan y établit, sous les ordres de Pierre de Vissec, une garde de 20 soldats.
Il est probable que le château fut démoli après les guerres de Rohan et que les barrages n'étant plus entretenus, les eaux du lac se déversèrent dans la vallée de Valleraugue. A noter que le compoix de 1625 ne fait aucune mention du château dans la partie consacrée à l' Espérou.
Origines

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04.02.988 Le château de Roquefeuil était situé sur un rocher très élevé dans la vallée de Dourbies; St Fulcrand, évêque de Lodève le mentionne dans son testament le 4 février 988. 04.02.988
21.02.1002 Henri de Roquefeuil avait fondé un hospice pour les pauvres au terroir de Bonheur,stipulant qu'il serait muni d'une cloche de 14 quintaux, qu'il y aurait un homme pour gouverner l'hospice et sonner la cloche les jours et nuits de brouillard pour guider les voyageurs et les pauvres qui y seraient nourris jusqu'à ce que le temps leur permit de se remettre en route.
Six chamoines furent affectés à l' hospice.
21.02.1002
Année 1080 Raymond de Roquefeuil et ses fils Fredol et Arnaud donnèrent ce château à l' Abbaye de St Sauveur de Gellone (St Guilhem le Désert) fondée en 780 par Saint Benoit. Année 1080
11.1169 Le contrat de mariage en novembre 1169 entre Raymond de Roquefeuil et Guilhelmette, fille de Guilhaume VII, seigneur de Montpellier ,est le premier acte connu où est il est fait mention du château de Valleraugue. 11.1169
03.1245 Deux actes de reconnaissance féodale , datés des Ides de mars 1245 dressés par Me Pierre de cosdano, notaire, dans une chambre à côté de la Tour du château, contiennent l' hommage l'un de Martin du Lavandou et l'autre de Hugen de Figayrolles à haute dame Elisabeth , comtesse de Rodez et à sa mère, Delphine de Roquefeuil. 03.1245
24.10.1262 Au château de Valleraugue eut lieu le 24.10.1262 le mariage de Delphine , agée de 14 ans , fille d' Elisabethde roquefeuil et de Hughes de Rodez, avec le damoiseau Pierre Pellet. Elle était orpherline et était représentée par sa grand-mère Delphine de Roquefeuil. 24.10.1262
31.12.1337 L' an 1337 de l' Incarnation de notre Seigneur et le dernier jour du mois de décembre, très illustre prince seigneur Philippe, Roy ded Français, devant Me Petrus Ayguimarii, notaire public du Roy des Français, en présence de seigneur Jacobus Forgua " rector ecclesiae Castri Valliseraugiae " seigneur Raymondo Maleti, Guilhelmus Guerre prêtre, Joanis Jacobi clerc, sur la place publique " apud Castrum Valliseraugiae " à la requête de Guilhaume Fesquet et de Bernard Albaric, bailli et lieutenant de baillage de ladite paroisse, porteurs de lettres de noble Philippe de Gardia, baron de Meyrueis, au sujet du droit de chasse de n'importe quels animaux ou non domestiques, du droit de les garder à la main et de les conserver, que les habitants ont toujours exercé en toute liberté depuis un temps immémorial, sous la réserve d'une part, pour le Seigneur ou ses curiales, il est dit que depuis peu de temps un certain chasseur appelé Maurin, envoyé par le vicomte du Seigneur du Baillage a défendu la chasse aux habitants, ce qui est pour eux un dommage grave.
Par ses lettres, le seigneur rétablit les habitants dans leurs droits et Guilhaume Fesquet et Bernard Albaric demandent au Notaire de les publier en provençal.

31.12.1337
16.07.1482
Fondation de la Chapelle de Notre Dame en l' Eglise de Valleraugue. Cette chapelle fut fondée par Pierre de Lapierre, prieur de St Etienne de Lèques qui habitait près de Valleraugue une maison au quartier de Combalette ( aujourd'hui la Chapelle) . Une légende dit que M. De Lapierre avait fondé cette chapelle par remords d'avoir causé la mort d'un homme.
Une nuit de veille de Noël, il arrivait de célébrer les trois messes rituelles à Valleraugue : le temps était très mauvais et il avait eu de la peine, avec un de ses domestiques à regagner sa maison sur le bord de la route et se préparait à réveillonner avec son personnel lorsqu'on entendit les pas d'un cheval et des appels. Un domestique sortit et revint disant que c'était un cavalier descendant avec beaucoup de peine de la montagne qui demandait l'hospitalité jusqu'au jour. M. De Lapierre ne voulant pas se déranger, lui fit répondre que Valleraugue était tout près et qu'il n'avait pas de place pour loger le cheval. Le voyageur partit, mais cent mètres plus loin, au mauvais passage du Malpas, couvert de glace, le cheval glissa et roula jusqu-à la rivière entraînant son cavalier.
On les retrouva morts le lendemain matin. M. De Lapierre, désespéré d'avoir été la cause de cette mort, fonda la chapelle de Notre Dame " pro redemptions animae suae "

16.07.1482
19.12.1510
Fondation de l' Eglise d' Ardaillers.
19.12.1510
Année 1564
Par lettres patentes du roy , de l' année 1564, il fut concédé au lieu de Valleraugue par année trois foires, celles de mai, de juillet ,celle de septembre et un marché tous les lundis.
Année 1564
23.05.1589
Lettre du Consul du Vigan à ceux de Valleraugue, les invitant à venir au Vigan le 29 may 1589 pour choisir quelqu'homme suffisant et capable pour se rendre à Nismes et s' accorder ou se désaccorder dans le procès contre le seigneur de Caissargues ( sans aucune indication sur ce procès) et terminant par cette formule " Je vous baize humblement les mains ".
23.05.1589
02.08.1590
Quittance de 466 escus 40 sols par Guilhomme de Constance commis du Roy, ayant son avènement à la couronne, à la recette de ses anciens domaines de la Vicomté de Creissels en Baronnie de Roquefeuil, à Pierre de Lapierre fermier de la Baronnie de Meyrueis pour l' année 1589 pour l'entier paiement de son affermement, outre les gaiges de Messieurs les Offi ciers de la Baronnie et leurs dépenses.
02.08.1590
04.01.1591
Dot de fille pauvre. D'ordre du Consistoire, Jean de Lapierre, Consul, baillera à Marguerite Fesquette, pauvre fille, trois livres pour aider à sa dot, en sus de son apport et autres du Consistoire : de Vilette, pasteur, signé.
04.01.1591
28.10.1592
Lettre des Consuls du Vigan à ceux de Valleraugue pour leur recommander vivement le patron Martin Mazelier qui est envoyé par Sa Grandeur à la montagne de l' Espérou couper des boys pour rames à la Galère de Sa Grandeur, ( sans aucune désignation de Sa Grandeur).
28.10.1592

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30.04.1604
Par ordre du Consistoire, Pierre de Lapierre délivre à Pierre Laune, fils de Valentin, trois livres pour subvention de son apprentissage.
30.04.1604
14.04.1605
Fulcrand Bonnet, maréchal, recoit de Pierre de Lapierre, surveillant de l' Eglise, cinq livres pour aider à son mariage, d'ordre du Consistoire.
14.04.1605
16.04.1605
Pierre de Lapierre, premier Consul, charge Jean Martin, Jean Arnal, Estienne Servel, Pierre dupont, Jean roye et Izac Martin d'aller à Anduze chercher des piques pour Monseigneur le Gouverneur et les apporter au château de Meyrueis pour le prix de dix-huit livres.
16.04.1605
01.1610
En janvier 1610, Louis de Cornely prit possession du Prieuré de l' Eglise de Valleraugue mais en fut éviné quatre jours après par Pierre Ménard nommé par l' Evêque.

01.1610
29.07.1610
Les manants et habitants sont cotizés à 117 livres 10 sols en vertu de l' arrêt du Roy du 19 mars 1608 pour les gaiges de deux ans de Messire Pierre Brun, docteur en médecine au Vigan
29.07.1610
26.01.1614
Un acte du 26 janvier 1614 annonce la mise en vente du château de Valleraugue avec une condition , que ne seraient pas compris dans la vente la Tour, réservée à la détention des prisonniers, ni les fossés réservés pour l' usage de la population.
26.01.1614
20.12.1616
Une querelle éclate ce jour-là sur la place publique au sujet des mérites de la religion réformée entre deux groupes, l'un protestant parmi lesquels Jehan de Lapierre, David Teulon, Pierre Teulon, Jehan Manuel, l'autre catholique parmi lesquels Jean , Antoine et Thomas Serre. Après les injures, on en vient aux coups; Jean Serre tombe mortellement frappé et
Antoine Serre blessé.
20.12.1616
04.02.1617
Les Officiers Royaux ordinaires de Valleraugue font une enquête à la suite de l'affaire ci-dessus. Ce 4 février 1617 , une sentence condamnant Jehan de Lapierre et David Teulon à mort, leurs bien acquis sont confisqués au bénéfice du Roy, sauf quatre mille livres réservés à la veuve Serre et cinq cents livres à Antoine Serre; Jehan Manuel, à 10 ans de galère. Jehan
de Lapierre qui paraît avoie été le principal coupable, ne reparaît plus dans aucune pièce du procès, où il est qualifié de feu Jehan de Lapierre: il dût être exécuté ainsi que le laisse supposer une mention de paiement de cent livres effectué par son beau-frère Jehan de Bousquet entre les mains de Manuel, aubergiste, pour les frais et dépens, journées et vacations des
archers venus faire exécuter l' arrêt. David Teulon fit appel du jugement en la chambre de l ' Edit à Castres, puis à celle de Grenoble; nous ne connaissons pas les résultats de ces appels.
Manuel fut mis hors de cause par un nouvel arrêt du 9 avril 1619 .
Le 22 août 1625, une transaction intervint entre Suzanne Boissonne qui s'était remariée avec Antoine Valdeyron, protestant, et ses beaux-frères Serre, et Jehan de Bousquet qui versa quatre cent cinquante livres aux frères Serre et mit fin à ce procès qui avait défrayé la chronique du pays pendant dix ans.
04.02.1617
03.10.1617
Quittance à noble Jehan de Bousquet de dix-sept livres pour prix de trente-deux livres de metal pour faire la cloche; cette cloche devait être destinée soit à la maison consulaire soit au lieu de Culte.
03.10.1617
18.11.1617
Conseil de famille : Un procès-verbal d' Izac Martin, sergent, nous apprend qu'à la requête de Barthelemy Liron de la Bécède, tuteur des enfants de feu Pierre Vivent, "estant sur la place publique il a fait entendre à cry public et haulte voix qui voudrait nourrir et entretenir Catherine Vivent agée de quatorze ans, au prix de cent livres par an ; Pierre Vivent, agé de sept ans au même prix, et David Vivent, agé de cinq ans à quatre-vingt livres, habits non compris".
aucune offre ne s'étant produite et pareille publication ayant été renouvelée vainement les 22 et 26 novembre 1617, le Conseil de famille décide de confier Catherine à quelqu' honneste demoiselle de Montpellier, de bonnes moeurs, Pierre à sa tante Pernette Vivent, femme Poujol, du Vigan, et que David, à cause de sa jeunesse, sera laissé à Pierre Liron.
 
24.01.1624
Bail à cheptel par Jehan de Bousquet à Jehan Randavel, de Malet, de quinze bêtes à layne et huit chèvres pour trois ans, moyennant la fournature tous les ans de quinze livres layne surge et vingt-cinq livres fromage marchand.
24.01.1624
25.10.1625
Liste de tous les propriétaires par quartier de Valleraugue dans le compoix
25.10.1625
24.01.1627
La Communauté charge Jacques Nombrat de fondre la cloche du présent lieu au prix de soixante livres et la fourniture du bois et du charbon.
24.01.1627
28.01.1627
Plainte par Francois Mallet appoticayre au Vigan que Jacques Joubert tient depuis trois ou quatre ans boutique d' appoticayre à Vallerague sans avoir été reçu mestre juré comme le portent les Edits et il demande que défense d'exercer lui soit faite.
28.01.1627
28.01.1627
Lettre de M. Rouvière, procureur à Nismes, à M. De Bousquet, premier Consul:
" J'ai reçu celle qu'il vous a plu m'écrire, suivant laquelle j'ai donné requête à Monsieur le Vicaire Général à ce qu'il vous fasse fournir d'un prêtre pour faire le service divin en votre lieu conformément à la délibération que vous m'avez mandée: il m'a renvoyé à M. Le Préfet et celui ci m'a fait entendre que cela ne se pouvait pour le sieur Micaellis, prestre de Saint-
Marcel. J'ai appris de M. Sarran qu'on vous baillera un aide prestre aux gages de trois ou quatre cents livres, qui fera son séjour ordinaire en votre lieu".
28.01.1627
28.03.1627
Antoine Rudanel, ministre réformé de la Salles , en Cévennes , abjure la R.P.R. Et déclare " Je n'ay esté poussé à ce changement si important et si considérable, par aucun motif temporel, ains par les seuls efforts de ma consience".
28.03.1627
26.09.1630
Gasparde Bouissonne (Boisson), du Mas Gibert, se voyant en vieillesse et caducité, destituée de moyens et commodités, pour se pouvoir entretenir à cause de la grande disette et cherté de vivres qui est dans cette province du Languedoc mesme et presqu'en tout le royaume de France, causés par les guerres civiles, mortalité du peuple, maladies contagieuses, infinités
de maux qui sont passés depuis dix à douze ans et continuent tous les jours à cause de nos péchés qui ont attiré le courroux de nostre Dieu et Père sur nous, et d'ailleurs ne pouvant gagner sa vie à cause de sa caducité, noble Jehan de Bousquet lui avait souventes fois fourni et presté argent se montant à quarante livres de conste arrêté, laquelle somme elle n'a moyen de payer sans vendre du bien; l'ayant requis d'en prendre en payement ce qu'il aurait refusé.
A cause de quoy elle en avait impettrée lettre de la Cour de M. Le Sénéchal de Nismes prétendant faire condamner le sieur de Bousquet d'en prendre au dire d'expert pour quarante livres. Sur quoy ledit sieur, considérant ledit procès avoir long trait, et touché de commisération, aurait consenti à se payer en fonds. Experts : Marc Carle, Fulcrand Mourgues et Jean Boisson.
26.09.1630
24.01.1636
Protestation de la Communauté contre une imposition de deux cent trente six livres fixée par l'Intendant pour sa part des frais de démolition des murailles et fortifications des villes d'Anduze, Sauve, Ganges, Sumène, Le Vigan, Aulas, Meyrueis et autres villes de Sevennes, attendu qu'elle a déjà payé cinq cents livres pour démolition de celles de Sumène.
24.01.1636
15.02.1636
Le Consul de Lapierre annonce que le baron de Cauvisson a obtenu ordre du Roy de venir loger pour former une compagnie de gens de guerre, ce qui fait craindre que leur séjour se prolonge: un exprès lui est envoyé à Marsillargues pour tâcher de s'entendre avec lui.
15.02.1636
17.02.1636
Le baron de la Fare, logé à Meyrueis, annonce qu'il descend à Sumène et fera étape ici, ce qui est une grande incommodité, étant donné qu'il y a plus de 250 chevaux ; un exprès lui est envoyé pour le prier de changer d'itinéraire et, en cas d'impossibilité, de faire descendre du blé par des mulatiers pour la nourriture des gens de guerre.
17.02.1636
13.03.1636
Le sieur de Gardies de Gabriac annonce qu'il a obtenu un ordre de logement pour quinze jours avec sa compagnie de gens de pied. Un exprès lui est envoyé pour lui offrir deux cents livres, mais il ne veut rien entendre et arrive.
Le même jour le Conseil vote deux cent quarante livres pour les envoyer au Maréchal de la Compagnie de M. D'Halluin afin d'éviter qu'il passe avec sa troupe à Valleraugue en allant à Florac etMarjevols

13.03.1636
23.03.1636
M. De Gardies ayant obtenu une prolongation de douze jours, un exprès est envoyé au duc d' Halluin pour le prier de rétracter sa nouvelle ordonnance.
23.03.1636
02.06.1636
Deux compagnies de gens de pied de M. De Savignon viennent loger jusqu'à nouvel ordre et ils se sont fait accompagner de dix mulatiers du Vigan pour porter leurs armes, munitions et bagages; un exprès est envoyé au Gouverneur pour leur délogement.
02.06.1636
12.06.1636
Le syndic des habitants d' Ardaillers vient exposer que M. De Terondel est venu loger avec sa compagnie et, comme les soldats pourraient commettre des violences et désordres, il prie le Consul de venir, accompagné de dix ou douze des principaux habitants pour parler aux Officiers et éviter des désordres.
12.06.1636
14.09.1636
Le baron de Ganges obtient l'ordre de loger avec cent soldats francais pendant douze jours, M. De Bousquet lui est député pour obtenir de faire nourrir ses soldats à Ganges aux frais de Valleraugue. M. De Bousquet rapporte l'accord moyennant versement de cinq cents livres.
14.09.1636
16.09.1636
La Communauté est imposée pour quatre-vingts livres pour le logement au Vigan des chevaux-légers du baron de Poujols. Cette somme n'ayant pas été payée, un cavalier, assisté d'un sergent et de quatre soldats, vint faire des executions et se logea chez Jacques Issert.
Ils sont aussitôt payés et repartirent.
16.09.1636
09.11.1636
La Compagnie de M. D'Aiguillon arrive avec cent soldats francais de pied pour y rester jusqu-à nouvel ordre. M. De Lapierre leur délivre des billettes de logement et fait marché avec Thérond, pour l' étape du Capitaine et de l'enseigne à huit livres, et pour les dépenses de bouche du lieutenant et de sa suite à six livres par jour.
09.11.1636
16.12.1636
La Communauté voulant offrir à M. Valat, gouverneur du château de Montferrand un sanglier, envoie vingt chasseurs qui tuent un beau sanglier et le lui expédie par Michel Toureille, mulatier; coût de la chasse et du transport: quarante six livres.
16.12.1636
04.01.1637
M. De Puechredon est député auprès du viguier du Vigan, M. De Camprieux, pour permettre à la Communauté de nommer un premier consul protestant, attendu qu'il ne se trouve aucun catholique" idoyne à cette fonction". Refus du viguier qui nomme un catholique, Massal Fesquet, qui d'après la monographie de l' abbé Fesquet, se révéla " administrateur parfaite ment idoyne". Or, il y deux actes, l'un dressé par Me Carles, notaire, le 20 avril 1637 , et l'autre par Me Liron le 24 avril 1637, où comparaissent les deux consuls Massal Fesquet et de Bousquet et dans lesquels" Massal fesquet, premier consul, déclare être illettré" !
04.01.1637
17.02.1638
Il résulte d'un petit dossier qu'Anne de Roye de Ledignan, abbesse du Monastère de Sainte Claire à Alès, possédait sur la mlontagne de l' Aigoual la métairie de Fons qu'elle afferma, le 17 février 1638 au 16 septembre 1645, à M. De Bousquet, moyennant la fourniture annuelle de deux-cent-soixante-dix livres de fromages livrables au monastère d' Alès.
17.02.1638
22.09.1641
Achat du terrain de M. Desperiès au prix de 1200 livres pour y construire un temple. Laquel le somme sut imposée sur les habitants du lieu et paroisse, faisant profession de la Religion Prétendue Réformée.
22.09.1641
23.02.1644
Le devis pour la construction du temple est présenté au Conseil. Le dit temple aura six cannes quatre pans de largeur; de longueur, tout l' espace acheté du sieur Desperiès; et de la hauteur de celui qui jadis a servi de "temple," de l'église, sans doute.
23.02.1644
03.07.1645
Bail de la boucherie à Jean Journet et Antoine Nadal qui doivent la tenir pourvue de mouton et de seize deniers la livre de brebis, chèvre, bouc et boeuf.

03.07.1645
07.12.1645
Lettre du duc d' Arpajon aux consuls les priant de lui faire le plaisir de lui envoyer du plant des raisins qu'on lui avait envoyés, ensemble de celui dit Muscat et des raisins de Corinthe au temps qu'il faudra couper ces plants.
07.12.1645
Année 1645
Etat des dépenses effectuées par Jehan de Bousquet, premier consul, où il est relevé les suivantes:
Avoir payé à Jacques Journet trois livres dix sols pour un présent de truites à M. De Rajols suivant les coutumes; à Marie de Lapierre, deux livres un sol pour dépenses faites dans son logis par M. Surville, Ministre du Vigan, à Jacques Issert, trois livres pour aller chercher à St André M. Roussel, ministre pour prescher; à un homme envoyé par le duc d'Arpajon pour empêcher que dans ses terres on ne fasse aucune levée de gens de guerre: une livre ; à Pierre Ayral du Cros: une livre douze sols pour aller chercher à Saint Hippolyte un ministre pour nous donner la Cène à Nouel; avoir payé huit livres pour le pain et le vin de quatre Cènes.
Année 1645
01.05.1646
Pierre Liron, sieur de la Bécède, appelle le Consul de Bousquet devant Me Liron, notaire, pour lui dire qu'on vient de le nommer collecteur des tailles pour l'année courante. Pierre Liron proteste d'abord parce qu'il est mineur de moins de vingt-cinq ans, puis qu'il n'est pas héritier de son père, sa mère ne lui ayant pas encore rendu l'héritage, et enfin "qu'il est sei gneur de la Bécède et comme tel il faut nécessairement qu'il aille à la guerre pour le service du Roy notre sire tant ainsi que le font les autres gentilhommes et nobles de la Province".
01.05.1646
1645 - 1646
Enlèvement des neiges bloquant la route de l' Espérou et empêchant les mulatiers de descen dre le blé à Valleraugue : quatre reçus des 17 mars et 6 novembre 1645, 3mars et 4 avril 1646 ce dernier reçu mentionne qu'à trois reprises quatre hommes sont montés pour ouvrir un passage.
1645 - 1646
23.09.1646
Ordre du Consistoire de payer à Pierre Brouzet, marchand, cinq livres quinze sols pour les suaires des pauvres
23.09.1646
07.07.1646
Précautions contre la peste: Louis de Bousquet, consul, expose à la Communauté que plusieurs villes et lieux du Languedoc sont affligés de la contagion ou peste, ce qui a donné lieu à plusieurs habitants de ces villes de se retirer au présent pays des Sevennes: en outre beaucoup de personnes d'ici sont allées couper les blés et qu'il est à craindre qu'elles ne s'en viennent à leurs maisons sans billet de santé; attendu que la mort y est en plusieurs parts, et qu'il est nécessaire d'établir dès demain la garde de santé aux passages et de créer un Capitaine de santé et lui soit donné tous pleins pouvoirs pour commander la garde et la constraindre à faire guet et garde aux endroits qu'il dira. Sur quoi nomination est faite de
Jacques de Lapierre à qui il est accordé six livres par mois ainsi que tous les droits sur les billets qu'il expédiera.
07.07.1646
02.01.1649
Les consuls Jean de Laporte et noble Pierre Liron, sieur de la Bécède, se réunirent avec le conseil tout entier, sous la présidence de M. Liron, juge royal, pour procéder à "la dresse des dettes deubs par la Communauté ; le total se porta à la somme de 44.933 livres, 10 sols et dix deniers ".
C'était une forte somme pour l' époque.
02.01.1649
23.08.1658
Prix fait pour la construction d'un Pont ou Ave sur l'Hérault droit comme va la rue entre la chenevière de Jean Salles et le jardin de Jacques Angliviel, trois piliers à chaux et sable, de hauteur de quatorze pans , de largeur de dix pans, et d'épaisseur de nuit pans, le tout bien maçonné pour soutenir les poutres du pont.
23.08.1658
19.10.1659
Le sieur de Coularou, consul se plaint que la jeunesse se livre à la débauche, et aux palottes et autres mauvaises introductions et que le consistoire et tous les bons habitants doivent empêcher que ces inconvenances, se commettent dans le lieu et paroisse de Valleraugue.
19.10.1659
29.01.1662
Les consuls se plaignent qu'il se commet encore au présent lieu et paroisse, maléfices et faussetés, faux témoignages, larcins, levée de palottes, et autres exès à l'escandale du public , à la foule de la veuve et de l'horphelin.
29.01.1662
19.05.1662
Margueritte Bataille a accouché dans une étable de Pierre Teulon , a étranglé son enfant et l'' a caché dans le fumier. Arrêtée par la justice et les officiers du présent lieu, elle a été conduite prisonnière à toulouse pour y être exécutée.
19.05.1662
10.01.1665
Installation des nouveaux Consuls, André Martin, de la Valette, premier consul catholique illéttré et Louis de Bousquet, de Puechredon, qui ont prêté serment, André Martin la main posée sur les Saints-Evangiles, Louis de Bousquet la main levée à Dieu, et ont promis estre fidèles à leur Prince, estendre leur main secourable à la veuve et l'orphelin, à les défendre et
protéger contre les violences et linjustice de ceux qui les voudraient opprimer.
M. Barbut juge les a recus et installés dans leur charge.
10.01.1665
29.04.1665
24.05.1665
07.06.1665
Nombreuses plaintes portées au Consistoire contre le pasteur Vincent qui s' absente trop souvent sans en prévenir la Compagnie, laissant les malades ayant besoin de consolations et entr'autres la femme du sieur Laune qui est en danger et à l'agonie de la mort.
Sur les reproches qui lui en furent faits, M. Vincent aurait déclaré que la femme Laune n'avait été que trop consolée, mais devant le Consistoire, il fit amende honorable et confessa qu'il avait le caractère un peu violent, que son intention n'était pas de dire que la femme Laune n'avait été que trop consolée, mais qu'il y était allé souventes fois et que le sieur Laune le payait d'ingratitude, et que malgré les mauvais traitements qui lui étaient faits il voulait se comporter comme un vrai fidèle, rendant à un chacun de ceux qui l'ont choqué bien pour mal, dilection au lieu de hayne quand les occasions s'en présenteront.
29.04.1665
24.05.1665
07.06.1665
07.06.1665
Brouzet, marchand, demande qu'il soit couché dans les actes que le samedi, veille de la Pentecôte, en pleine rue, M. Le pasteur Vincent tirait au blanc au pistolet, ayant même perdu deux quarts d'escus avec le sieur Carles, scandalisant beaucoup de personnes qui trouvaient étrange qu'il s'exerçat au pistolet au lieu de préparer son presche pour le
lendemain.
07.06.1665
17.06.1665
M. Thérond, ancien, se plaint que dimanche dernier après le presche, M. Vincent aurait arrêté le peuple avant de descendre de chaire , et lui aurait exposé qu'il avait beaucoup d'ennemis dans le Consistoire, et il a requis le peuple de délibérer sur la continuation ou la descharge de son ministère; le Consistoire donne acte à M. Thérond de sa plainte.
17.06.1665
24.08.1665
Remerciements du baron de Pourcarès pour les charges de vin envoyées par les consuls.
24.08.1665
30.11.1665
Remerciements du viguier du duc d'Arpajon pour les quatre charges de châtaignes demi - dauphinenques demi-Gênes, envoyées au duc et à sa fille, Mme de Séverac qui sont partis le 25 octobre 1665 pour la Cour.
30.11.1665
28.06.1669
Antoine Caulet du présent lieu de Valleraugue étant dans le dessein de faire faire une glacière, s'est obligé à l'avoir faite pour la saison prochaine et tenir toujours bureau de glace moyennant trois deniers par livre, à la condition qu'il ne sera permis à personne autre de faire une glacière ................ Accepté.
28.06.1669
30.03.1672
Valleraugue ne vivait pas isolée des autres localités, un service postal rudimentaire d'abord mais qui s'améliorait insensiblement. Le 30 mars 1672, le premier consul affirmait la nécessité de rétablir le messager ordinaire pour le profit et utilité de la Communauté, le sieur Nissel de Sumène se voulant obliger d'être au présent lieu, tous les jeudis de la semaine pour rendre et prendre toutes les lettres et dépêches pour Toloze, Castelnaudary, Montpellier, Nismes et autres lieux et villes et laisser la Gazette des Nouvelles, moyennant la somme de 25 livres, toutes les années. Accepté.
30.03.1672
20.06.1672
Délibération de la Communauté maintenant les gaîges annuels de cent cinquante livres au sieur Goudet, médecin de Valleraugue, après avoir considéré l'utilité et profit qu'il rend à la Communauté.
20.06.1672
17.12.1676
Quittance de trente sols par Teulon et Valdeyron pour avoir coupé la glace de la Fontaine devant l' Eglise. Il ne pouvait s'agir en ce quartier que de la source du Serre, au dessous de la maison Ribard et qui avait dû être amenée par une canalisation : il est à présumer que le débit de la source fut trouvé insuffisant et que la canalisation ne fut de moins en moins entretenue et disparut peu à peu.
17.12.1676
04.06.1681
Prix fait donné à Daniel Forfait "Horloger de Genève" pour accomoder l'horloge, revoir les grandes roues des minutes, les pignons de la roue de rencontre, nettoyer et mettre le tout en état pour vingt et une livres.
04.06.1681
18.10.1683
Autorisation par les habitants de la Valette d'emprunter 130 livres, par ceux du mas Gibert et du mas Miquel d'emprunter 334 livres et par ceux de Malet telle somme que besoin sera pour la quotité à leur charge de l' entretien des dragons du Roy logés à Valleraugue.
18.10.1683
29.12.1684
Délibération exposant qu'à cause de la misère du pays et de la foule de gens de guerre logés à Valleraugue les gages du ministre Combes et du chantre Lapierre ne purent être payés; une imposition de 550 livres sera établie sur ceux de cette religion.
29.12.1684
14.01.1685
Une délibération sur la question des écoles a eu lieu ce jour. Le lieu de Valleraugue se trouve composé de plus de huit cents familles, parmi lesquelles il y en a plusieurs qui font profession de la religion catholique , lesquelles jusqu'à présent n'ont jamais eu aucune école, pour enseigner leur enfants à lire et à escrire, et à leur donner une bonne éducation et les premiers principes de la religion romaine.
Sans doute les religionnaires ont des écoles, mais les enfants catholiques y tireraient des principes pernicieux et contraires à la foi traditionnelle.
L' Eglise accéda à cette question par l'intermédiaire de son représentant le plus autorisé.

14.01.1685
23.06.1685
Assignation pour paiement de 72 livres pour prix de douze pains de sucre pesant 51 livres, vingt livres de dragées assorties , le tout à douze sols, de vingt livres d'escorces de citrons à vingt sols, et divers autres objets, est donné à M. D'Espéries, syndic de la R.P.R à qui avaient été destinés ces produits.
23.06.1685
22.10.1685
Arrivée de deux Compagnies du régiment de Firmacon avec chevaux et bagages. Ils logèrent pendant un mois chez les habitants, qui recurent du receveur et payeur des troupes " six sols pour chaque dragon et par jour . Les consuls achetèrent à l' Espérou le foin et l' avoine nécessaire aux chevaux, l'avoine à raison de 14 sols la carte mesure du présent lieu, et le foin à 26 sols le quintal " .
22.10.1685
26.10.1685
Ordre par les Consuls à Jean et Guilhaume Pagès de l' Espérou de fabriquer et envoyer quatre rateliers pour les chevaux des dragons,avec, au dos de l'ordre, le montant de la dépense s"élevant à dix livres.

26.10.1685
10.11.1685
Violences et intimidations avec armes pour faire abjurer les protestants non convertis.
10.11.1685
18.02.1686
Mise aux enchères de la démolition du temple de Valleraugue construit en 1645 . Messieurs Pierre Teulon, Izac Randon, François Teulon et Jacques Berthezenne se chargèrent de sa démolition.
18.02.1686
03.04.1686
Plainte de la Communauté pour les charges qu'elle avait à subir; elle se prévalait d' avoir fait son devoir, d'être attaché au Roy, et, vu la grande misère, réclamait le délogement de la compagnie de dragons qui était au présent lieu.
03.04.1686
23.11.1686
La nouvelle se répand comme une trainée de poudre, qu'un dragon aurait été assassiné au mas Carle, et son corps aurait été jeté dans la rivière pour faire croire à un accident.
Le commandant M. De Villemoulin furieux, veut passer au fil de l'épée tous les suspects. Le pays est terrifié; les gens ont l'air consterné, ils font à M. De Villemoulin des protestations de déplaisir, ils rechercheront les coupables aux frais de la Communauté, et les lui améneront.
Effectivement le lendemain, on conduit les meurtriers au corps de garde. Ce sont les sieurs Pomaret et Campredon, on les dirige, peu après, sur Nimes, où ils seront exécutés. La garnison fut renforcée et deux nouvelles compagnies de dragons arrivèrent au présent lieu.
23.11.1686
24.01.1688 Interrogatoires et réponses du Procès de David Bertézène, cardeur de Valleraugue, prédicant, arrété lors d'une assemblée à Saint Martin de Corconac. Suite
12.11.1694
Extrait d'un inventaire du mobilier d'un bourgeois, Jean Laune , dressé après son décès par M.Barbut, juge. Table noyer avec les pieds tournés, souflets et pelles à feu, châlit de bois noyer avec un lict de cadix feuille morte monté de sept pièces avec sa courtine, couette de plumes, traversin,paillasse,paire de draps toile maison,une douzaine de fauteuils noyer tourné,six chaises,un miroir avec cadre bois olivier,un grand garde robe châtaignier à deux battants contenant cinq draps toile maison,les habits,hardes,et linge de la demoiselle de Caulet , sa veuve,un plat estain, six couteaux, quelques pots en terre,un deshabilloir bois de noyer fermant à clef,contenant un grand bassin d'estain fin, deux trébuchets, un louis
d'un escu,six cuillers argent ayant cousté cinquante-cinq livres........
12.11.1694
06.11.1695
Arrivée d'un détachement d' infanterie qui vient à Valleraugue tenir son quartier d' hiver.
Les Communautés de la Rouvière, de Saint André de Majecoules,de Mandagout, d' Arrigas sont données pour aides à la présente communauté qui devra acheter des lits et de la toile pour faire des draps.
Dorénavant la retraite sonnera à 9 heures du soir, puis des patrouilles suivront, faites par M. Fesquet consul et les soldats. Quiconque se trouvera dans les rues, après la retraite sera mis an prison.
06.11.1695
17.08.1697
Déluge des eaux: Valleraugue a souffert à de très nombreuses reprises des débordements de l'Hérault et du Clarou:celui de 1697 fut un des plus désastreux et est resté dans la mémoire des hommes sous ce nom de déluge des eaux.
"Le 17 août vers cinq à six heures du soir et sans qu'il est casi plu dans ce lieu, l'Hérault, le Clarou et tous les ruisseaux avaient commencé à déborder et continuèrent de le faire jusqu'à minuit; tous les ponts furent emportés jusqu'à Pont-d'Hérault, sauf le pont de la Confrérie,ainsi que les moulins et jardins en bordure. La rivière suivait le Barry de la
Fontaine y déposant arbres et poutres; la maison de Jean Pomaret où il y avait 3 enfants dedans fut écroulée mais les enfants sauvés. Les rivières se joignirent devant la maison Valdeyron (emplacement du Temple actuel) emportant les maisons, moulins et écluses du consul Fesquet; heureusement que le coffre contenant tous les papiers de la Communauté
ne fut pas emporté. La chaussée des moulins de la Bécède fut emportée, heureusement pour la ville basse qui fut emportée avec quarante sétérées de terre sans qu'il y ait eu de rivière proche et il ne resta à cet endroit que des rochers, à tel point que son propriétaire, Jean Carles, ne put en reconnaître l'emplacement".
17.08.1697

Le nom Origine de l'an 1000 à 1500 XVIIe XVIIIe XIXe XXe Source
26.08.1705

Valleraugue faisait dans les bonnes années, une exportation considérable de chataîgnes. Aussi le 26 août 1705, la Commune était sommée de contribuer pour une bonne part à la cons truction du Pont d' Hérault , vu qu'il lui sert au débit de ses chataîgnes et de ses pommes.
26.08.1705
26.09.1707
La communauté vote 115 livres pour remplacer la palissade à l'entrée de la Place par une grande muraille à chaux et sable pour mieux fortifier les casernes
26.09.1707
27.10.1709
Par devant Mejanel procureur et maire perpétuel de la Communauté, par le sieur Terond, consul a été exposé que depuis quelques jours, il arrive un grand nombre de pauvres étrangers qui viennent des d' Auvergne et de Rouergue au présent lieu, en telle sorte que leur grand nombre retranche les aumônes des pauvres du dit lieu; que d'ailleurs il est dangereux que si
l'on n'arrête pas le cours de l'arrivée des dits pauvres , ils ne portent au dit lieu, quelque maladie contagieuse qui pourrait avoir des suites très facheuses et que donc, il est nécessaire d'établir un archer qui empêche que les dits pauvres entrent au présent lieu jusqu'au jour de la St Jean prochain.
27.10.1709
Année 1711
L' Inspecteur Général des Manufactures du Bas - Languedoc venait à Valleraugue et rappelait sévèrement les ordonnances publiées pour la confection des étoffes au sujet de la largeur et qualité des laines employées, menaçant les fraudeurs des peines les plus graves. Néanmoins , la fraude se produisait quelquefois;
Année 1711
14.06.1714
M. Térond , consul , propose le 14 juin qu'il y a dans le présent lieu plusieurs marchands qui font filer de la soie, et qui sans aucune permission, entreprennent de leur autorité de faire construire des fourneaux dans les rues, à l'effet de faire filer la soie; ce qui cause des d'insupportables puanteurs et beaucoup de maladies. Il faut donc faire défense de filer sur la voie publique à peine de vingt cinq livres d' amende.
14.06.1714
23.09.1720
Objet de délibérations du Conseil, on voulait un pain qui ne laissat rien à désirer, on veillait au poids du pain. Le 23 septembre 1720, on blâme les boulangers, qui abusent de la misère des pauvres gens qui ne peuvent pas acheter du blé et cuire , et sont obligés d' acheter les pains 2 sols et même 3, et qui ne font pas le poids. Dorénavant, ils vendront le pain à livre , suivant
les taux qui en seront faits par la police, eu égard aux prix du blé.
23.09.1720
22.05.1729
Défense est faite à tous les boulangers de Valleraugue, d'exposer en vente aucun pain blanc ni autre, qui ne soit pesé, ni à plus haut prix qu ceux qui sont réglés et publiés, un jour de chaque semaine; à peine de confiscation et amende.
22.05.1729
30.06.1747
L' inspecteur des manufactures au département de Nismes , M. Reveroux, visite les filatures des sieurs François Mejan et Jean Bertrand. Il trouve plusieurs tours travaillant en brame appelée d' Alais, dont le brin était composé indistinctement et pèle-mèle de bons cocons et de doubles et autres, ce qui produisait une soie bouchoneuse et très chargée, contre les disposi-
tions de l' arrêt de 1707. en conséquence, dit le procès-verbal, avons sommé les susdits de se rendre ce jourd'hui à 5 heures de relevée, chez M. Le Maire de Valleraugue pour s'expliquer.
Sieur Mejan est condamné à une amende de vingt livres et sieur Bertrand , attendu son extrême pauvreté reconnue, à la confiscation de la flotte trouvée qui sera brûlée en place publique
30.06.1747
02.07.1750
Par devant le maire et les consuls, a comparu le sieur Revenoux , laquel nous a remis le verbal dont la teneur suit: L' an 1750 et le 1er juillet, M. François Revenoux, inspecteur des manufactures, procédant à la visite des tirages de soie de Valleraugue, assisté du sieur Nadal garde visiteur et auneur des manufactures dudit lieu, serions entré sur les cinq à six heures du soir, dans celui du sieur François Mejan composé de trois tours tournant, auprès de deux desquels nous nous sommes approché, et nous nous sommes paerçu que la fileuse de l'un et la fileuse de l' autre, avaient mis à part dans le panier qui contenait les cocons triés, un nombre de cocons choisis destinés à terminer la flotte qui se formait sur le tour, de quoi le dit propriétaire présent n'a pu disconvenir, et s'est retranché à soutenir que ce n'était pas de son ordre.
De là nous nous sommes transportés dans la maison du dit sieur Méjan où nous étant fait représenter plusieurs échevaux de soie de la filature, nous avons reconnu que le dessus des flottes quoique assez conforme pour la grosseur du brin avec le centre, était cependant d'une soie plus brillante et plus nette.; c'est donc un truc. Vingt livres d' amende et saisie de cinq
flottes .
02.07.1750
Année 1752
La feuille de mûrier se vend trois livres le quintal
Année 1752
05.12.1758
Lettre du Maire , M. De Boyslève de Chambellan à l' Intendant.
"M. L'Intendant, je recus jeudi passé vos ordres par huissier pour une convocation sous huitaine d'une Assemblée de mon conseil politique renforcé de vingt des principaux habitants et contribuables, pour débattre sur une requête des nommés
Chabal et Gavanon qui me fut en même temps signifiée. J'eus tout liru d' être surpris à la lecture de cette pièce; j'y vis que ces deux requérants avaient fait auprès de vous d'une affaire privée entr'eux, une affaire de Communauté. Ils y accusent, avec une
témérité intolérable, le magistrat et son Conseil d'avoir connivé à une usurpation de terrain quoique cette affaire n'ait jamais été mise en délibération."
"Il est bien fâcheux, pour un homme de mon état, de mon âge, de ma naissance, qui voulut bien, cédant aux prières d'une Communauté, accepter un emploi si fort au-dessous de lui,il est bien fâcheux, dis-je, de se voir calommier par deux artisans
auprès d'un magistrat si respectable que vous l'êtes;je ne vous prie pas, Monsieur de les punir de ce procédé, mais je me flatte que vous les trouverez punissables."
"Permettez-moi de vous faire observer,Monsieur, que le succès qu'ils ont eu est d'un dangereux exemple: il ne tiendrait donc qu'à un boucher, un tailleur, de faire les plus durs affronts au Conseil le plus sage, de troubler l'ordre accoutumé, d'associer à ces notables distingués par leurs services, leurs mérites ou leurs richesses, vingt artisans illétrés ou vingt paysans grossiers , d'ameuter , de diviser la Communauté auparavant la plus unie et la plus tranquille, d'établir pour juges des affaires municipales des laboureurs incapables d'opiner, en un mot de former une espèce de République et
même d' anarchie."
"Quoique j'aimasse mieux conduire un bataillon qu'une communauté, quoique mon métier soit de donner des ordres à des soldats et non des conseils à un corps de Ville, cependant j'ai assez de connaissance de l'état de cette Communauté pour juger que la convocation que vous m'avez adressée ne peut avoir une heureuse issue: tout perclus que je sois par mes rhumatismes et mes blessures, je m'y ferai porter afin que tout se passe dans un esprit de paix................
05.12.1758
Avril 1768
Choix d'un éducateur : MM de Fenouillet,Nadal,de Bousquet,Berthezenne,Martin et Pieyre, voulant faire donner une bonne instruction à leurs enfants portent leur choix sur M.Bernaben après autorisation de Monsieur l' Evêque
Avril 1768
16.12.1770
Autorisation par le Roy à Pierre et Marie Salles; mariés, avancés en âge de faire
donation de tous leurs biens à Louis Salles, leur fils, ce qu'ils ne pouvaient faire sans
la permission de sa Majesté, étant donné qu'ils sont issus de parents ayant professé la
Religion Prétendue Réformée.
16.12.1770
01.11.1778
Délibération du Conseil ayant pour objet d'élargir le lit de la rivière en un point où le confluent de deux torrents dont l'un tombe sur l'autre à angle droit, force les eaux par l'étranglement et la sinuosité du lit, dans les grandes crues, à un regonflement qui, comme l'a prouvé l'expérience, peut causer de cruels dommages.
01.11.1778
23.07.1782
Grand émoi au presbytère de Valleraugue, dans le voisinage, M. Cavalier curé de la paroisse court chez le Maire, lui annonce que la maison curiale où il habite menace ruine, et qu'il lui faut, tout de suite, un logement pour se mettre en sécurité. La facade sud se détache du bâti ment et va s'effrondrer sur la maison qui est en face.
On installe le curé aux casernes vacantes depuis une douzaine d' années.
23.07.1782
21.08.1788
Lettre de . Pagézy-Bourdeilhac , de St André de Valborgne, à son cousin de Bousquet, pour l'informer qu'il a écrit à M. Augier, Lieutenant-général du Grand Baillage de Nimes, pour le prier de faire une tournée dans le pays pour inviter les Protestants à se présenter devant le curé pour faire enregistrer leurs mariages antérieurs à l' édit de novembre 1787 afin de régulariser leur état-civil et lui communiquer la réponse de M. Augier, qui viendra très prochainement faire cette tournée, sur l'invitation du Garde des Sceaux
21.08.1788
16.05.1789
Vente par antoine Lamouroux à Marie Nadal, épouse Jacques aurès, d'un métier à faire les bas de soie au prix de cinq-cent-cinquante livres.
16.05.1789
27.09.1789
Le conseil politique prend le titre de Conseil de Ville et le 4 novembre de Conseil Municipal.
Cest ce même jour que le conseil Municipal décide qu'il est prudent de créer une milice bourgeoise et , le 8, il se renforce du bureau de police et de six notables : l' abbé Relin , Brouzet médecin, de Boylesve, Angliviel, avocat, Fesquet bachelier et Pierre Teulon négociant.
27.09.1789
29.11.1789
La milice bourgeoise est constituée sous le commandement de Henri de Bousquet , fils d'ancien officier, Dumont capitaine et Nadal lieutenant, et prête le 29 novembre sur la place publique le serment d'être fidèle à la Nation, au Roy et à la Loi.
29.11.1789
29.10.1792

Election du conseil général de la commune de Valleraugue. Jean Pieyre, homme de loi, est élu pour recevoir les actes destinés à constater la nissance, les mariages et le décès des citoyens.

29.10.1792
28.05.1793
Réquisition pour faire partir au jour pour Meyrueis la Compagnie des grenadiers du bataillon
28.05.1793
29.05.1793
Réquisition aux commandants des bataillons de St André de Majencoules et de Notre Dame de la Rouvière de commander une garde de douze hommes dont sept de St André et cinq de la Rouvière, pour se rendre à sept heures du soir à Valleraugue; cette garde sera renouvelée toutes les vingt-quatre heures jusqu'à nouvel ordre
29.05.1793
11.06.1793
Réquisition aux Chefs des bataillons de St André et de Valleraugue de faire passer avec célérité une lettre à Florac au représentant du peuple Fabre, le moindre retard pouvant devenir funeste à la chose publique; en marge il est indiqué que l'ordonnance, partie du Vigan à deux heures du matin, arriva à six heures à St André; qu'un autre soldat l' apporta à Valleraugue à huit heures et demie et fut remplacé par un autre qui partit à neuf heures pour Florac.
11.06.1793
13.07.1793
Ordre d'envoyer un détachement de vingt hommes le lendemain pour assister au Vigan à la fédération ordonnée par la loi.
13.07.1793
8.08.1793
Ordre de rassembler sur la place publique, le dix août, le bataillon en armes pour célébrer la fête Civique
8.08.1793
14.08.1793
Ordre de rassembler sur la place, le lendemain à dix heures du matin, tous les citoyens gardes nationaux depuis l'âge de seize ans jusqu'à celui de trente-huit ans.
14.08.1793
11.09.1793
Ordre d'avertir les citoyens dont les noms suivent de se rendre d'ici demain matin au plus tard au Vigan pour partir avec leur Compagnie :
Teulon cadet , de la Pieyre
Nouguier , fils, de la Pieyre - Louis , son domestique
David , domestique de Grail
Jean-Louis, domestique de Nadal , de Randavel
Jean Bouscarel, du Villaret
Pierre Soulier, serrurier
Pierre Salles Marcelin - Olivier Puech - Jean Teulon - Avesque - Pierre Salles, porteur
Maurice Mejean - Louis Barral - Gressenti - F. Lacour, ainé - Pierre Lapierre.
11.09.1793
Le nom Origine de l'an 1000 à 1500 XVIIe XVIIIe XIXe XXe Source
Année 1805



Recensement de la population : 3381 habitants,
La Ville 1090 protestants 532 catholiques
Les Salles 231 6
Ardaillers 364 78
Taleyrac et Val 274 66
Cros-Pieyre 290 9
Malet 306 36
Espérou 36 63


Année 1805
15.08.1806
Devenue "temple " de la Raison pendant la Révolution, l' Eglise de Valleraugue attendra une dizaine d'années , soit en 1802 pour que M. Clément Darde mis fin à son " veuvage.Une lettre de l' abbé Salendres au Maire de Valleraugue nous permets de conjecturer l' état de pauvreté et de délabrement de l' Edifice. "
Monsieur , j' apprends que pour vous conformer au décret impérial du 19 février dernier ,vous disposiez à assister , le 15 août, aux solennités de la saint Napoléon. Je vous félicite. Toutefois, je dois vous observer que l' église est dépourvue de chaises. Je veux bien en mettre deux ou trois des miennes à votre disposition, mais c'est tout ce qu'il m'est possible de faire. Je laisse aux membres du conseil qui vous accompagneront, le soin de se procurer des sièges ....
15.08.1806
17.08.1810
M. Scipion Chabal, procureur-fondé de M. Jacques Nadal, receveur d'enregistrement à Saint Gilles, fit vente, au profit de la commune de Valleraugue à M. François Teulon, avocat et maire de la dite commune,stipulant et acceptant pour elle, d'après l'autorisation à lui donnée par sa Majesté l' Empereur, de partie d'une pièce de terre, complantée de mûriers, appelée le champ de la Peyre, quartier des Hortes, de contenance de neuf arres, 86 centiares. Le dit terrain destiné à la construction d'un temple.
17.08.1810
18.08.1810
Traité entre M. De Bousquet et le docteur Raynaud, qui s'engage à donner des soins à M. De bousquet et à sa famille pendant trois ans au prix de trente francs par an.
18.08.1810
07.12.1817
Ecole d' enseignement mutuel. Une Société se forme , composée d'une quarantaine de personnes, pour établir une école d'enseignement mutuel; Cent-quarante enfants sont inscrits dont quarante-quatre indigents. Deux instituteurs, MM. Géminard et Estable sont choisis; une salle de classe est construite , après plusieurs déboires , elle est enfin ouverte le 3 mai 1818 avec cent-soixante-cinq enfants divisés en huit classes.
a la première distribution de prix , nous trouvons : Francois Guilhaumenc - Gaston Teissier de l' Hubac - Scipion Mouizard - Scipion Valdeyron - Frédéric Mourgues - Maurice Teulon, de Randavel - Antoine Ruas et Francois Martin, du Cros - Edouard Ribard et Ferdinand Salles du Mas Méjean - Francois Salles, du Monna - Louis Carle et Jean Mejanel fils de Baricot cadet - Armand de Quatrefages et Ferdinand Teulon la Tour.
07.12.1817
07.06.1835
Commissariat de Police: Le 18 avril, sur proposition du maire , qui expose que la ville de Valleraugue a quatre mille habitants dont deux mille agglomérés, et possède un octroi, un bureau de bienfaisance, un tribunal de justice, de nombreuses écoles, qui occupent trop le magistrat placé à sa tête pour qu'il puisse se livrer avec fruit à la vigilance qu'exige la police, le Conseil demande l' établissement d'un commissariat de
police et il insiste sur la situation prospère de la Commune qui lui permet de faire face à cette charge. Le 7 juin , Valleraugue obtient satisfaction.
07.06.1835
25.06.1836
Refus de l'abbé Mathieu de chanter un Te Deum après l' attentat d' Alibaud contre le roi Louis-Philippe.

25.06.1836
Année 1839

Refus par la Municipalité de voter un crédit de douze mille cinq cents francs pour l' achat d'un terrain appelé "La Fantaisie" appartenant à M. Avesque pour l' emplacement d'une école. Année 1839

03.08.1841
Bureau de Postes. Le 15 mars 1791 la Communauté avait sollicité l' établissement d'une Poste. A de très nombreuse reprises, et tous les ans à partir de 1825, le Conseil reprend sa demande, étant donné que sa population, son commerce, ses filatures et ses relations s'étendent journellement.Un simple bureau de distribution lui fut octroyé, qui ne répondait pas aux besoins de la population. Enfin le Conseil a gain de cause et une délibération du 3 août 1841 nous apprend que satisfaction lui a été donnée.
03.08.1841
Août 1844
A cette date un évènement bouleverse et divise la population protestante pendant de nombreuses années.
Un des pasteurs, M. Sarradon , fut accusé" d'une entreprise amoureuse avec une dame de la société", accusation basée sur une lettre très compromettante écrite par le pasteur.
La section consistoriale de Valleraugue composée de MM de Rouville, Francois Teulon Valio , Francois Teulon ,notaire ,et Scipion Chabal. Furent trouver M. Sarradon pour lui demander sa démission de pasteur. Sur son refus , ils convoquèrent le Consistoire pour provoquer sa destitution. Ce que le pasteur accepta sous certaines conditions.
Août 1844
22.09.1844
Caisse d'Epargne: Le Conseil décide la création d'une succursale de la Caisse d'Epargne du Vigan; elle est inaugurée le 5 janvier 1845. Le même jour le Conseil décide la création d'une Salle d' Asile , de concert avec le Bureau de Bienfaisance et le Consistoire.
22.09.1844
21.12.1846
Grâce à l' appui de M. De Chabaud Latour, député, l'érection de la cure de Valleraugue était un fait accompli. Le bon curé M. Dumazet, heureux de l'honneur qu'il recevait promit à ses ouailles de ne les quitter jamais. Il tint parole.
21.12.1846
18.03.1847
Ecoles: Le Conseil résout la question des écoles qui divisait le Conseil depuis longtemps.
M. Teissier du cros avait fait construire une filature au Parterre entre la Mairie, la rivière le jardin Nadal et le Parterre;il avait ainsi bouché les vues de la Mairie. Pendant 25 ans des pourparlers de transaction eurent lieu, durant lesquels M. Teissier du Cros faisait construire une autre filature beaucoup plus importante en bordure de la rue du Château.
Le 18 mars 1847 , le Conseil approuve la transaction suivante: la Commune achèterait la maison et le jardin du docteur Raynaud situés au-dessus du Parterre et de la Mairie et pour lesquels elle avait une option et l'échangerait avec la filature litigieuse qu'elle consacrerait aux écoles.
18.03.1847
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27.04.1847
Déclaration de changement de domicile politique faite par MM. Louis Tessier du Cros, fils aîné,négociant et propriétaire et Francois Barthélémy-Teulon,notaire et propriétaire tous de Valleraugue, au Greffe du Tribunal de Paix de Trèves, usant de la faculté accordée par la loi du 22 juin 1833 sur l'organisation des Conseils Généraux, pour transporter dans la Commune et canton de Valleraugue leur domicile politique, qu'ils avaient fait inscrire dans le canton de Trèves par déclaration du 14 juillet 1845.
27.04.1847
27.04.1847
Déclaration de changement de domicile politique faite par MM. Louis Tessier du Cros, fils aîné,négociant et propriétaire et Francois Barthélémy-Teulon,notaire et propriétaire
tous de Valleraugue, au Greffe du Tribunal de Paix de Trèves, usant de la faculté accordée par la loi du 22 juin 1833 sur l'organisation des Conseils Généraux, pour transporter dans la Commune et canton de Valleraugue leur domicile politique, qu'ils avaient fait inscrire dans le canton de Trèves par déclaration du 14 juillet 1845.
27.04.1847
31.10.1847
Cimetière Protestant. Le Conseil fixe enfin son choix sur le terrain destiné aux sépultures protestantes; tour-à-tour, plusieurs emplacements avaient été examinés et des sondages effectués: le champ Sarrandon à Clarou, le champ Mejanel aux Ondes, le champ de la Ferairèse à M. Avesque; enfin le Conseil choisit le terrain de la Bagatelle appartenant au Bureau de Bienfaisance;les dépenses d'acquisition et d' aménagement s'élèvent à six milles francs.
31.10.1847
03.03.1848
Extrait du discours de M. Angliviel , maire de Valleraugue, proclamant la République le 3 mars 1848, entouré de son Conseil sur la plate-forme de la Mairie: " Soyons ce que nous avons toujours été à d'autres époques de crise sociale : une famille modèle qui dut à l'union fraternelle de ses membres de rester pure et paisible, tandis que tant d'autres, autour d'elle, gémissaient des désordres causés par le déchainement des passions. N'oubliez jamais que le bon esprit et le bon sens de nos pères firent alors de nos montagnes un port de salut où venait chercher un refuge contre la tempête ".
03.03.1848
Année 1858
Après l'attentat d'Orsini contre l' Empereur Napléon III, M. Sarrut, pasteur, dont les sentiments républicains étaient bien connus de tous, refusa d'entonner un Te Deum lors d'une céremonie qu'il devait présider et à laquelle assistaient le Maire Henri de Bousquet avec son Conseil. Le Temple était rempli d'une foule de fidèles et de curieux venus voir comment M. Sarrut présiderait ce culte.A l'heure dite, il monte en chaire et, après l'invocation préliminaire, dit" Mes frères, nous allons entonner un Hosannah en l'honneur de Dieu et de Dieu seul!" Et il ponctue ses derniers mots d'un coup de poing sur la tablette de la chaire. Le corps municipal quitte immédiatement le temple et un rapport est adressé à la sous-préfecture, à la suite duquel le Ministre des Cultes, par lettre du 30 avril 1858, relève M. Sarrut de la Présidence du Consistoire. Il fut remplacé par le pasteur Encontre.
Année 1858
Année 1890
Occasionnée par une trombe d'eau sur le plateau de la Luzette une très grosse inondation causa de graves dégâts dans la vallée de Reynus, à la Valette et Taleyrac, et emporta à Valleraugue une partie du cimetière protestant, en bordure du ruisseau de Bouldouyre, entraînant des cercueils
Année 1890
26.08.1894
Inauguration de la statue de l'éminent savant M. Armand de Quatrefages de Bréau.
Vallerauguois , il fut un savant authentique et un spiritualiste convaincu. On sait qu'à l' exemple du capitaine Francois de Carle, son arrière grand-père, il a rendu de signalès services à l'industrie séricicole. On connait moins son oeuvre anthropologique; elle est cependant considérable.
26.08.1894
Le nom Origine de l'an 1000 à 1500 XVIIe XVIIIe XIXe XXe Source


30.09.1900

Identique à celle de 1697 une mémorable inondation qui causa de très graves dégâts dans la nuit du 30 septembre 1900. Un carnet de plusieurs photographies de cette catastrophe a été édité.


30.09.1900

11.03.1904
L'autorité diocésaine désigne comme curé de Valleraugue, M. L' abbé Jean-Gaston Fesquet, précédemment succursaliste au Cigal.
11.03.1904
27.01.2004
Naissance de l' Association des Généalogistes Aigoual- Cévennes - A.G.A.C. -
27.01.2004
retour vers page d'accueil Le nom Origine de l'an 1000 à 1500 XVIIe XVIIIe XIXe XXe Source

SOURCE :

Pour conserver la version des textes de l' Epoque, l'orthographe des mots anciens n'a pas été corrigé.
Histoires receuillies et mises en forme par Patrick DUCROS

Bibliographie

L' Echo de l' Aigoual
Valleraugue par Henri Cazalet
Valleraugue par l' abbé Fesquet
Valleraugue par Charles Atger
Dictionnaire topographique du Gard
Données personnelles